Participation aux bénéfices au Pérou (utilidades)
Au Pérou, partager les bénéfices est obligatoire au-delà de 20 salariés. Calculez votre part : taux par activité, partage jours/rémunérations, plafond de 18.
Données de la calculatrice
Résultats
Saisissez vos données puis cliquez sur « Calculer » pour voir le résultat.
Voir le calcul étape par étape
- Enveloppe = 1 500 000 × 8 % = S/ 120 000
- Valeur de chaque jour travaillé = moitié de l’enveloppe ÷ 9 000 jours = 6,6667
- Votre part selon les jours = 6,6667 × 360 jours = S/ 2 400
- Facteur selon les rémunérations = l’autre moitié ÷ 900 000 = 0,07
- Votre part selon les rémunérations = 0,07 × 36 000 = S/ 2 400
- Plafond = 18 × S/ 3 000 = S/ 54 000
- Votre part = S/ 4 800
Données mises à jour le 06/10/2026 · Résultat indicatif : il ne remplace pas l’avis d’un professionnel
En bref
- Ce qu’il calcule
- Au Pérou, partager les bénéfices est obligatoire au-delà de 20 salariés. Calculez votre part : taux par activité, partage jours/rémunérations, plafond de 18.
- Formule appliquée
Enveloppe = revenu annuel avant impôts × pourcentage de l’activité- Exemple
- Exemple 1. Entreprise de télécommunications de 120 salariés.
Calculatrice de participation aux bénéfices (Pérou)
Vous employez au Pérou, ou y travaillez ? Les entreprises de plus de 20 salariés doivent chaque année partager une part de leur revenu avec leur personnel : ce sont les « utilidades ». Contrairement à la participation française, qui s’impose dès 50 salariés avec une formule différente, le seuil et la règle sont ici ceux du droit péruvien.
Saisissez les chiffres du décompte que l’employeur doit vous remettre et refaites le calcul vous-même. La moitié de l’enveloppe va selon les jours travaillés, l’autre moitié selon la rémunération perçue, avec un plafond de 18 mois de salaire.
Comment ça marche
L’entreprise détermine d’abord l’enveloppe : un pourcentage de son revenu annuel avant impôts, fixé par son activité principale (10 %, 8 % ou 5 %). L’enveloppe est coupée en deux moitiés.
La première est divisée par les jours travaillés par tous les salariés puis multipliée par les vôtres. La seconde est divisée par les rémunérations de tous puis multipliée par les vôtres. On additionne les deux parts. Si le total dépasse 18 mois de votre rémunération, vous ne touchez que le plafond ; le reste alimente un fonds de formation et de promotion de l’emploi.
Formule
Enveloppe = revenu annuel avant impôts × pourcentage de l’activité
Part selon les jours :
valeur du jour = (enveloppe ÷ 2) ÷ jours travaillés par tous
part jours = valeur du jour × vos jours travaillés
Part selon les rémunérations :
facteur = (enveloppe ÷ 2) ÷ rémunérations de tous
part rémunérations = facteur × vos rémunérations de l’année
Plafond = 18 × votre rémunération mensuelle (moyenne de l’année, ou celle de la clôture)
Votre part = la plus petite entre (part jours + part rémunérations) et le plafond
Exemple résolu
Exemple 1. Entreprise de télécommunications de 120 salariés.
Revenu annuel avant impôts : S/ 25 000 000. Les télécoms partagent 10 % : S/ 2 500 000, moitié selon les jours, moitié selon les rémunérations.
Les 120 salariés totalisent 43 200 jours et S/ 5 040 000 de rémunérations. Vous avez travaillé 360 jours et perçu S/ 42 000 (3 500 par mois).
Selon les jours : 1 250 000 ÷ 43 200 × 360 = S/ 10 416,67. Selon les rémunérations : 1 250 000 ÷ 5 040 000 × 42 000 = S/ 10 416,67.
Total : S/ 20 833,33. Votre plafond est 18 × 3 500 = S/ 63 000 : rien n’est coupé.
Exemple 2. Salarié à mi-temps.
Revenu de S/ 4 000 000 ; une activité « autre » partage 5 % : S/ 200 000. L’entreprise compte 80 salariés, 28 800 jours et S/ 3 000 000 de rémunérations. Vous : 180 jours équivalents (les heures s’additionnent jusqu’à former des journées complètes) et S/ 15 000 dans l’année.
Selon les jours : 100 000 ÷ 28 800 × 180 = S/ 625. Selon les rémunérations : 100 000 ÷ 3 000 000 × 15 000 = S/ 500.
Total : S/ 1 125. Plafond : 18 × 1 250 = S/ 22 500.
Explication
Les utilidades, la participation à la péruvienne
- C’est un droit constitutionnel encadré par le décret législatif 892, pas un avantage négocié : si l’entreprise est concernée, elle doit payer.
- Seules partagent les entreprises de plus de 20 salariés en moyenne mensuelle sur l’exercice. Une fraction de 0,5 ou plus s’arrondit à l’unité supérieure.
- Le pourcentage du revenu partagé dépend de l’activité : 10 % pour la pêche, les télécoms et l’industrie ; 8 % pour les mines, le commerce et la restauration ; 5 % pour le reste.
- Le versement a lieu une fois par an, après la déclaration annuelle de l’impôt sur le revenu, et ne concerne que les salariés du régime du travail privé.
Ce qui diffère de la France
- Le seuil est de plus de 20 salariés, et non 50.
- Le partage est un pourcentage fixe du revenu avant impôts selon l’activité, pas une formule fondée sur les capitaux propres et les salaires de l’entreprise.
- Une moitié se répartit selon les jours travaillés et l’autre selon la rémunération, sans accord à négocier.
- Le plafond individuel est de 18 mois de salaire ; l’excédent n’est pas redistribué aux collègues, il va à un fonds de formation et de promotion de l’emploi.
- L’employeur doit remettre un décompte détaillé au moment du paiement.
Qui y a droit et quand
Ont droit ceux qui ont accompli la journée maximale de l’entreprise, en CDI ou en contrat à terme. Les temps partiels participent proportionnellement à leur durée. Le paiement a lieu dans les 30 jours calendaires qui suivent l’échéance de la déclaration annuelle de l’impôt sur le revenu. Qui est parti avant la date de versement touche tout de même sa part de l’exercice, sans intérêts de retard.
Erreurs fréquentes
- Partir du bénéfice comptable au lieu du revenu avant impôts après imputation des pertes.
- Tout répartir selon les salaires, ou tout selon les jours : la loi impose moitié-moitié.
- Oublier le plafond de 18 mois.
- Compter l’année entière pour quelqu’un qui n’a travaillé qu’une partie de l’année.
- Croire qu’une entreprise de 20 salariés pile partage : elle doit en dépasser 20.
Limites de ce calculateur
- Les quatre données de l’entreprise (revenu, jours totaux, rémunérations totales, activité) sont à saisir vous-même : elles figurent dans le décompte que l’employeur doit vous remettre.
- Le plafond suit le Règlement (moyenne mensuelle de l’exercice) ; vous pouvez passer à la rémunération de clôture que mentionne le décret 892.
- La rémunération retenue est celle de la loi de productivité et compétitivité du travail, sans les éléments de son article 7. Utilisez le chiffre du décompte de l’employeur.
- Il ne calcule ni l’impôt sur le revenu sur la participation, ni les régimes spéciaux, les fusions ou l’usage régional de l’excédent au-delà de 2 200 UIT.
- Les règles sont celles du texte du décret 892 et de son Règlement publiés par le Congrès et la SUNAFIL. Des normes postérieures peuvent exister sans que nous les ayons examinées.
- Les montants sont en soles péruviens (S/).
Avis
Il s’agit d’une estimation, pas d’un avis juridique : elle ne remplace pas le décompte de l’employeur ni un avocat en droit du travail péruvien. Si le résultat diffère de ce que vous avez touché, demandez le décompte détaillé.
Questions fréquentes
Qui reçoit la participation aux bénéfices au Pérou ?
Les salariés du régime privé d’entreprises de plus de 20 salariés qui génèrent un revenu de troisième catégorie et ont accompli la journée maximale de l’entreprise. Les temps partiels participent proportionnellement.
La participation est-elle obligatoire au Pérou ?
Oui. Le décret législatif 892 oblige les entreprises au-delà de 20 salariés à distribuer un pourcentage fixe de leur revenu annuel avant impôts. Ce n’est pas discrétionnaire.
Quel pourcentage du revenu est partagé ?
10 % pour la pêche, les télécoms et l’industrie ; 8 % pour les mines, le commerce et la restauration ; 5 % pour les autres activités.
Comment l’enveloppe est-elle répartie entre salariés ?
Moitié selon les jours travaillés, moitié selon les rémunérations. Chaque part est une simple proportion entre votre chiffre et le total de l’entreprise.
Qu’est-ce que le plafond de 18 mois ?
Le maximum que peut toucher un salarié. Si sa part calculée est supérieure, il reçoit le plafond et l’excédent va à un fonds national de formation et de promotion de l’emploi.
Quand la participation est-elle payée ?
Dans les 30 jours calendaires suivant l’échéance de la déclaration annuelle de l’impôt sur le revenu. En cas de retard, et après mise en demeure écrite, des intérêts de retard courent.
Ai-je droit à ma part si j’ai quitté l’entreprise avant le versement ?
Oui. Ceux qui sont partis avant la date de distribution touchent leur part de l’exercice, dans le délai de prescription et sans intérêts de retard.
Comment vérifier ce que j’ai touché ?
L’employeur doit remettre au paiement un décompte avec le revenu annuel, vos jours et rémunérations et les totaux de l’entreprise. Saisissez ces chiffres ici pour refaire le calcul.
Sources et références
La formule de ce calculateur n’est pas de nous. Voici les sources dont elle provient, au format APA 7, si vous souhaitez consulter l’original ou les citer dans un travail.
- Poder Ejecutivo del Perú. (1996). Decreto Legislativo n.º 892: Regulan el derecho de los trabajadores a participar en las utilidades de las empresas que desarrollan actividades generadoras de rentas de tercera categoría. Diario Oficial El Peruano. https://www2.congreso.gob.pe/sicr/cendocbib/con4_uibd.nsf/D43D34D2C26D205005257E26006E49F8/$FILE/2_DECRETO_LEGISLATIVO_892_11_11_1996.pdf Le texte de la loi publié par le Congrès : pourcentages par activité, partage moitié-moitié, plafond de 18 rémunérations et délai de paiement.
- Ministerio de Trabajo y Promoción del Empleo. (1998). Decreto Supremo n.º 009-98-TR: Reglamento del derecho de los trabajadores de la actividad privada a participar en las utilidades. Diario Oficial El Peruano. https://www.sunafil.gob.pe/portal/noticias/item/6529-decreto-supremo-n-009-98-tr.html Définit le seuil de plus de 20 salariés, les jours travaillés, la rémunération, l’excédent et le contenu du décompte.
Envie de calculer autre chose ?
Ces outils sont souvent utilisés avec cette calculatrice.
Gratification
Le montant de la prime légale péruvienne, majoration de 9 % comprise.
CTS
Le dépôt du fonds de fin de service péruvien, sixième de la prime compris.
Salaire net
Ce qui reste d’un salaire péruvien après la retraite et l’impôt sur le revenu.
Impôt revenu
Le montant d’impôt payé sur un salaire péruvien, tranche par tranche, avec l’UIT en vigueur.
Solde CO
Fonds de fin de service, intérêts, prime, congés et indemnité à la fin du contrat, poste par poste.
Solde Chili
Congés proportionnels, indemnité d’ancienneté et préavis à la fin du contrat, chaque poste expliqué.